Des mots qui reviennent…
Octobre
Des mots que l on croyait oublié, des mots qui ne passent pas, qui reviennent, nous rappellent l’horreur, se répercutent sur des murs. Des mots qui fusent tels des flèches visant des cibles les vouant au pire.
Notre monde est ainsi coupé, heurté, percuté par des mots, des murs qui deviennent des remparts que chaque groupe veut construire toujours plus hauts, plus hérissés de pointes acérées.
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Des mots qui se transforment en cris, qui tombent telle une guillotine, des mots que l’on fait lancer par des enfants avec des briques en mousse mais qui demain seront réelles. Comment de tels mots, de tels actes, peuvent ils renaître et prospérer telles des herbes folles !
Est-ce que quelques fleurs peuvent changer les mots qui tuent, les mots qui blessent, les mots qui déchirent ?
Non, je n’y crois pas, car ces mots ne voient pas, ils sont aveugles lorsqu’ils sont ainsi projetés et ciblés.
Pourtant je garde planté au fond de moi l’espoir que la lumière éclairera et désarmera ces mots
Peuvent-Ils voir la blancheur parfumée, la beauté épanouie, les cascades de couleurs qui s’étalent le long du chemin !
Peuvent ils réussir à entendre dans ce galimatias de fureur le bruissement des arbres sous le vent, le chuchotement de l’eau qui s’écoule vers l’immensité qui l’attend !
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Non, ils ne voient et ne pensent qu’en noir ! Ne crient et n’espèrent que du noir, ne réclament que le retour en un passé monstrueux.
Pourtant, même le noir peut être lumineux pour qui sait le passer au filtre de son cœur. Un noir qui nous surprend par sa beauté, et nous fait éprouver un émerveillement par sa clarté qui illumine notre regard.
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Le gris et le noir peuvent nous surprendre lorsque l’amour les traversent nous faisant ressentir l’espoir, l’étincelle qui nous transperce par sa beauté qui fait tomber toutes les fureurs.
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Ces noirs qui jouent à nous éclairer, à mieux comprendre et voir ce qui transforme des fougères arborescentes telles des joyaux en un monde mystérieux et merveilleux.
Ces fougères nous parlent de 150 millions d’années qui viennent jusqu’à nous pour nous toucher, nous parler du temps long, nous éblouir alors qu’elles vivent dans un monde sans luminosité.
Ces lieux sombres et humides font fleurir de la beauté, quand des mots d’hier qui sont de retour aujourd’hui font craindre de nous voir reculer en remontant un temps qui distille la peur.
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Que le temps long ouvre nos yeux vers plus de lumière, plus d’amour et de respect.
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Vue panoramique des sommets