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amenaviguante

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10 décembre 2025

L’année s’étire, se prélasse, se refroidit et nous emmène vers d’autres promesses


 


Décembre se fait inconstant nous offrant de douces et belles journées entrecoupées de jours pluvieux et des matins très frileux.

 

Alors selon ces variations mon regard se promène ici ou là avec plus ou moins de plaisirs. 

 

Là, abritant mon regard derrière mes écrans protecteurs, je savoure l’instant en admirant les bateaux voguer avec nonchalance sur une mer dont le bleu s’unit au ciel.

Sous ses éclats tempérés, le soleil réussi à me faire  apprécier cette saison moins chère à mon cœur. Grace à ces rayons chaleureux je déguste ce changement teinté d’une douce mélancolie. 
 

 

Pas de grands flamboiements de rouge ou de jaune ici, la majorité des arbres sont à feuillages persistants. Conifères et feuillus habitués à se contenter de peu d’eau été comme hiver, leur permet de conserver leur  parure toute l’année.

 

 

Quant aux arbres de l’espèce caduque, ceux-ci nous ont fait un tapis de feuilles mortes en plein été pour cause de grosses chaleurs. Une façon de se protéger afin d’éviter une situation critique lors des périodes trop sèches.


Assez surprenant ce tapis qui crissait sous nos tongs nous faisant un clin d’œil sur l’automne en plein été.

Autant que cet incroyable orage qui s’est abattu en fin d’été. Nous sommes habitués ici à d’assez rares mais fortes pluies qui se déversent sur des terres sèches qui ne peuvent absorber de si grandes quantités en si peu de temps, mais rarement si tôt.

Même si cette turbulence fut courte, sa brutalité a laissé des dégâts assez nombreux dans certains endroits.

 


L’été ayant ainsi marqué la fin septembre, octobre s’est installé calmement entre les dernières baignades qui se sont étirées jusqu’au début novembre et certains jours pluvieux qui assombrissent les paysages.

Des paysages sans doute moins spectaculaires qui offrent peu de tons entre ocre et or, flamme et rouge pour celui qui n’est pas habitué à notre région, préférant la couleur vertep en toutes saisons.
Cet environnement vert est assez surprenant pour les non habitués qui le notent comme un point positif. Aussi positif d’être dans l’un des départements qui est à plus de 60% couvert de forêts.
 

 

Les palmiers, pins parasols, micocouliers, magnolias grandiflora, cyprès, cèdres, oliviers, arbousiers, lauriers… sont partout.

 

Ce n’est plus l’été et l'hiver prépare le printemps sous le sol refroidit pour mieux éclabousser nos yeux à son réveil.
Le soleil prend son temps pour s’élever alors que l’automne décline et passe le prelais à l’hiver.  La lumière change ainsi que la longueur des jours pour prendre pleine possession de l’espace.
 

 

Les parfums deviennent plus légers, les fragrances lourdes et entêtantes laissent la place à des notes plus boisées. 

Les couleurs continuent de s’étaler comme les violets et les pourpres des bougainvilliers qui jettent leurs dernières floraisons. Le lantana vole à l’automne ses teintes rougeoyantes et accompagne d’autres rouges qui s’associent au bleu des plumbagos.

 

 

 

Merci à mon bougainvillier qui m’offre ses dernières fleurs en cadeau de Noël.

Merci pour ma récolte tardive de basilic qui viendra parfumer mes plats d'hiver.

Merci à cette mer, qui peu importe la saison, continuera à servir de piste pour que les voiliers glissent sur l’eau jouant à rivaliser avec le vol des gabians.

 


Merci aux jours froids et pluvieux qui ne m’enchantent pas mais qui remettent mes doigts à l’ouvrage.

 

 

Merci de continuer à m’enflammer dans le brasier d’une fin de jour, enchantant mon dernier verre entre amis pour m’émerveiller encore et toujours par cette féerie qui me fascine quelque soit la saison.

 

Merci de ce dernier signe qui ponctue une étincelante journée plus fraîche, plus humide, mais prometteuse de prochaines rencontres qui se feront entre les dernières courses et goûters gourmands de Noël.

 

 

Merci à décembre de terminer par l’une des plus belles dates de l’année qui réunira les familles autour d’une même espérance. 
 

Je vous souhaite de pouvoir dire vous aussi merci. Merci à ces petits riens qui apportent tant, merci à ces merveilleuses dates qui nous permettent de resserrer nos liens autour des mêmes sentiments, d’appartenance, d’espérance.

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22 octobre 2025

Nager dans le ciel, voler sur terre, plonger dans les senteurs


Rêvons ensemble ••• si vous voulez bien me suivre

 


Un arrêt entre ciel et terre pour s’envoler sans décollage, vers un univers ouaté qui nous promet une étape de douceur loin des crachins de paroles qui nous assaillent journellement et qui brouillent l’horizon.

 

J’apprécie particulièrement cet endroit de mon jardin préféré. Une pause plus longue s’impose ici, comme un rendez-vous entre ces jolies dames et moi.

 

Mais avant, d’autres pauses se sont invitées avant d’arriver sur cette petite hauteur isolée du reste du jardin par une terrasse accessible par un escalier de chaque côté.

 


Car un rituel parfumé me retient et guide mes pas au milieu des orangers, citronniers, calamondins, bigaradiers, pomelos et autres agrumes qui m’invitent à fermer les yeux pour plonger plus intensément dans mes lointains souvenirs d’enfance.

Malgré les années j’ai  toujours cette faculté de vivre les images des senteurs d’enfance. Pas vraiment le nom exact du parfum à l’origine de ce retour, mais plutôt le parfum du bonheur. Ce bonheur qui pénètre toute notre âme et nous fait voyager dans des contrées aimées aux senteurs du paradis perdu.

 

 

J’ai ce besoin de me perdre ainsi entre les floraisons parfumées ou les fruits gorgés du soleil méditerranéen. J’effleure la rondeur d’un fruit, caresse la rugosité d’un autre, froisse une feuille pour mieux aspirer son odeur. Une sorte de bain de senteurs marque ce passage obligé à chacune de mes visites.

 

 

Après un tel voyage, je retrouve un coin de repos garni de bancs et tables à disposition des rares promeneurs qui comme moi ne font pas que traverser ce jardin.

Un livre, un ouvrage qui fait danser mes doigts, un paysage qui n’a pas besoin de trop lutter pour m’éloigner de ces excuses de pauses studieuses !

 

Selon la saison, la glycine en fleurs vient perturber toute tentative de lecture ou travaux d’aiguilles. Encore et toujours se laisser emporter par ces fragrances qui m’invitent, me taquinent, m’enveloppent et me pénètrent.

 

Aujourd’hui seul le vert tendre des feuilles sert d’encadrement au tableau qui s’expose à mon regard.

 


 

En reprenant la douce montée qui m’amène vers mon rendez-vous auprès des carpes Koï et leur univers aquatique coloré, je croise le grand bougainvillier qui est l’hôte de cet arbre. Ses couleurs se mêlent entre été et automne. Ses fleurs représentent exactement ce qui se passe avec l’été qui veut jouer comme chaque année les prolongations et l’automne qui attend son tour.
 

 

Ce petit belvédère au dessus de l’étang de ces belles nageuses fait entendre l’écoulement en cascade du trop plein suite de la dernière pluie. Ce bruit de ruissellement se marie à celui plus léger des bambous qui ondoient sous le vent.

 


 

 

Le soleil s’amuse avec quelques nuages jouant à inverser le ciel et la terre pour imaginer un ballet aérien de carpes au pays de « la deuxième étoile à droite et tout droit jusqu’au matin ».

 

De simples reflets du ciel sur ce petit étang m’ouvrent un autre monde. (Petit clin d’œil à un blogueur)

 

 

 

 

13 octobre 2025

Larmes de joie, larmes de sang

 

Entre joie et tristesse


 


 

Un souffle d’espoir soulève les cœurs qui veulent croire en une belle colombe dans un ciel bleu.

 

Comment pourra se nourrir la colombe après cet envol dans la joie ! Trouvera-t-elle assez de rameaux d’oliviers afin de recouvrir les terres rougies !

 

 


 


 

Que les branches de palmes puissent se multiplier et construire des abris définitifs pour l’avenir.
 

Que les quatre points cardinaux qui réunissent la terre et le ciel proclament haut et fort que les larmes de sang seront effacées à jamais par des larmes de joie !

 

 

 

Que ces branches de palmes forment les rayons d’un soleil tel un Phénix nous annonçant un renouveau.


Nous laissant croire à la naissance d’un Monde de paix.

Et la possibilité < d’un nouveau commencement >

 

 

 

10 octobre 2025

Entre mes doigts coule le sable…


Comme chaque année, lorsque l’été est arrivé je me suis éloignée des écrans préférant vivre la vie en grand écran.

 

Moins présente sur les blogs je me suis laissée guider dés les beaux jours vers mon rendez-vous estival.

 


Saison des voyages, l’été pour moi m’offre les plus beaux transports d’évasion. Les plus simples moyens utilisés pour mon voyage  sont là sous mes yeux -  la mer qui me berce, les nombreuses plages qui la bordent, les bateaux qui s’y prélassent et le ciel qui accompagne mes rêves. 


 

Même si je ne rompt jamais ces liens tout au long de l’année, la saison estivale me projette vraiment dans son éblouissement permanent pour les quatre prochains mois. 

 

Chaque été mes journées sentent la mer, le sable chauffé par un soleil brûlant et me guident vers de beaux rendez-vous sous les cris des enfants heureux.

 

 

 

Dés le 1er juin le confort des plages privées vient ajouter un agréable supplément à mon voyage. Les transats et parasols s'installent chaque matin et semblent selon leur couleur signaler à chacun son lieu de rendez-vous. Chaque plage a sa couleur ajoutant ainsi ses champignons colorés à ceux des plages publiques.

 

Les habitués se retrouvent sous leurs couleurs et le la est donné pour commencer le ballet des arrivées et départs des nouveaux ou habituels vacanciers.

 

Mettre l’horloge au même rythme que le calendrier, ralentir la grande aiguille et maintenir la petite au pas des vacances.

 

Prendre possession de son été et se laisser porter, nager, saluer le soleil le corps dans cette magnifique Méditerranée en la remerciant de pouvoir m’offrir la possibilité de vivre ainsi entre mer et ciel, bleu contre bleu, entre sable et soleil, or contre or.

 

Le corps ruisselant, savourer mon café qui a le goût de l’été !


La journée peut commencer entre discussions et rires à l’ombre des parasols, ou immergée dans l’eau pour détourner les ardeurs du soleil sur la peau.

 

D'autres partages se feront autour d’un repas ou d’une glace, de prêts de livres qui seront souvent refermés après quelques pages… une autre discussion, baignade, ou une nouvelle arrivée sur la plage qui vient se joindre à nous.

 

Chaque départ pour reprise professionnelle des uns, ou activités familiales… pour d’autres, donne lieu à des promesses de se revoir l’été prochain.

 


Mais y aurait-il un espion ailé désirant partager nos débats et nos éclats de rire ?  Simplement une pause avant de reprendre son vol.

 

Mais la fin de l’été est arrivé sonnant le jour de la rentrée, chacun est reparti vers son pays, sa région, ses activités, laissant une plage plus calme pour me permettre de reprendre possession des rivages délaissés.

 

Les groupes se réduisent mais l’été est toujours là pour permettre aux riverains comme moi de continuer à l’accompagner.

 

Je me laisse caresser par la mer et le soleil toute la semaine et retrouve les habitués du week-end pour reprendre nos rires et nos échanges.

 

Mais même seule en ces derniers jours d’été, je parcours parfois deux pages de ce livre qui est le même que je transporte dans mon sac depuis 4 mois, puis je l’abandonne trop occupée à admirer la mer, les gabians qui planent dans le bleu du ciel, les voiles qui glissent à l’horizon…

 

Il y a tant d’autres histoires à lire en direct et qui s’écrivent sous mes yeux.

 

 

Mes baignades se prolongent par des marches dans l’eau. Du monde sur le sable mais beaucoup moins de baigneurs. La mer est à moi et je me l’approprie avec gourmandise. 

 

Chaque année, l’été m’offre ses cadeaux et particulièrement en ignorant la date imposée par le calendrier pour me dire au revoir. Il sait prolonger ses éclats même si les plages privées ont rangé leurs transats dès fin septembre.

 

Ma serviette retrouve le sable qui ne me tient pas rigueur de mon choix estival de confort et m’accueille pour mes dernières baignades dans cette Méditerranée qui m’est essentielle.

 

L'eau qui oscille entre 20 et 23 degrés pour ce début d'octobre me fait rencontrer d'autres amoureux de cette saison moins pétillante que l'été mais plus douce. Le soleil sait tempérer ses ardeurs et la mer devient un grand lac n'accueillant que ses fervents admirateurs.

 

Merci le Sud, avec son soleil et sa Méditerranée de prolonger ces moments.

 

 

27 septembre 2025

Des mots qui reviennent…

Octobre


Des mots que l on croyait oublié, des mots qui ne passent pas, qui reviennent, nous rappellent l’horreur, se répercutent sur des murs. Des mots qui fusent tels des flèches visant des cibles les vouant au pire.

Notre monde est ainsi coupé, heurté, percuté par des mots, des murs qui deviennent des remparts que chaque groupe veut construire toujours plus hauts, plus hérissés de pointes acérées.

 


Des mots qui se transforment en cris, qui tombent telle une guillotine, des mots que l’on fait lancer par des enfants avec des briques en mousse mais qui demain seront réelles. Comment de tels mots, de tels actes, peuvent ils renaître et prospérer telles des herbes folles !
 

Est-ce que quelques fleurs peuvent changer les mots qui tuent, les mots qui blessent, les mots qui déchirent ?

Non, je n’y crois pas, car ces mots ne voient pas, ils sont aveugles lorsqu’ils sont ainsi projetés et ciblés.

Pourtant je garde planté au fond de moi l’espoir que la lumière éclairera et désarmera ces mots  

 

Peuvent-Ils voir la blancheur parfumée, la beauté épanouie, les cascades de couleurs qui s’étalent le long du chemin !

Peuvent ils réussir à entendre dans ce galimatias de fureur le bruissement des arbres sous le vent, le chuchotement de l’eau qui s’écoule  vers l’immensité qui l’attend !


Non, ils ne voient et ne pensent qu’en noir ! Ne crient et n’espèrent que du noir, ne réclament que le retour en un passé monstrueux.


Pourtant, même le noir peut être lumineux pour qui sait le passer au filtre de son cœur. Un noir qui nous surprend par sa beauté, et nous fait éprouver un émerveillement par sa clarté qui illumine notre regard.

 


Le gris et le noir peuvent nous surprendre lorsque l’amour les traversent nous faisant ressentir l’espoir, l’étincelle qui nous transperce par sa beauté qui fait tomber toutes les fureurs.

 


Ces noirs qui jouent à nous éclairer, à mieux comprendre et voir ce qui transforme des fougères arborescentes telles des joyaux en un monde mystérieux et merveilleux.
 

Ces fougères nous parlent de 150 millions d’années qui viennent jusqu’à nous pour nous toucher, nous parler du temps long, nous éblouir alors qu’elles vivent dans un monde sans luminosité.

Ces lieux sombres et humides font fleurir de la beauté, quand des mots d’hier qui sont de retour aujourd’hui font craindre de nous voir reculer en remontant un temps qui distille la peur. 

 

 

Que le temps long ouvre nos yeux vers plus de lumière, plus d’amour et de respect. 
 

 

Vue panoramique des sommets

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16 septembre 2025

Un grand souffle provençal

 

 

Une journée sans lui...contrairement lors de mon retour de l’île de Porquerolles sur une mer digne des montagnes russes très arrosées !

 

 

Un invité du Nord parcourt notre belle région, s’amusant a ébouriffer nos cheveux, les emmêlant à plaisir faisant s’écrier les dames aux coiffures sages ! 

 

Si parfois il se comporte tel un boucan, nous l’aimons bien ce vent qui rend fou selon les anciens. Il est vrai que ses rafales sont parfois non seulement très violentes, mais peuvent durer comme tout provençal le sait selon un Mistral "bonjour" de 3, 6, 9 jours ...  alors qu’un Mistral "bonsoir" ne fera que passer sans s'éterniser.

 

 

C'est pour éviter de sombrer dans cette folie que les villages nous offrent encore de si belles ruelles étroites et bien décidées à refuser l'entrée à ce turbulent.

 

 

Mais il a de bons côtés également, il se fait chasseur de nuages et nous offre un ciel d'un bleu qui ne se trouve que dans notre région.

 

 

Il assèche la nature il est vrai, et fait le jeu de gens qui se jouent de lui pour tenter de se cacher derrière lui pour leurs mauvais desseins trouvant excitant de faire des départs de feux.

Et ceux complètement irresponsables, automobilistes qui jettent leurs mégots sans aucun respect pour la nature, des allumeurs de feux pour pique niquer et autres idées aussi dangereuses et malheureusement de plus en plus de feux de voitures, pneus éclatés et assez incroyable, mais 7 feux sur 12 km au passage pour un seul véhicule qui tractait une remorque avec un brasero dont les braises n'étaient pas éteintes !

 

 

La plupart des incendies sont bien l'oeuvre de la main humaine, le Mistral n'étant qu'un élément dans la folie de certains hommes. On peut se demander qui est le plus fou, l'homme ou le vent ?

 

 

Le Var étant l'une des régions les plus boisées et chaude en France, chaque année nous connaissons avec nos voisins, de lourds incendies qui mettent à l'épreuves en risquant leur vie les combattants des flammes.

 

 

Mais ce pirate au coeur froid vient nous rafraîchir l'été faisant descendre en une nuit la température de la Méditerranée, nous laissant une mer plus fraîche certes mais moins encombrée aussi ! 

 

 

Il joue au chorégraphe pour un ballet entre mer et ciel de voiles colorées et se fait chenapan pour soulever les robes des imprudentes ainsi vêtues un jour de Mistral. 

 

 

Il faisait parait-il, partie de l'un des 3 fléaux de la Provence, mais il a de bons côtés et le Sud ne serait plus le même sans lui. Il nous permet de mieux respirer quand le thermomètre s'échauffe comme il sait si bien le faire ici, tout en nous rappelant de bien bloquer nos volets pour le laisser s'infiltrer dans nos chaudes nuits d'été.

 

 

J'aime me tenir face à lui et subir son souffle qui me "déshabille" parcourant mon corps, passant outre le nombre de vêtements qui s'empilent sur moi. Cet indiscret ne trouve aucun rempart contre lui pour le froid qu'il insinue en nous en hiver mais qui joue au ventilateur en été.

 

 

Sans oublier la faculté qu'il a de nous ouvrir l'horizon vers des rivages que nous ne voyons pas sans lui.  

 

Il arrive même à modifier les couleurs de l'horizon, entre la mer qui s'assombrit sous la colère et le bleu d'un ciel si pure, si clair, qu'il semble devoir s'effacer sous les bourrasques de ce grand impétueux.. 

 

 

Je ferme les yeux et me laisse emporter dans ses voyages qui me partagent les parfums de ses folies, de ses excentricités, de ses fureurs et de ses apports pour qui sait l'écouter, l'apprécier.

 

Vivre avec lui est plus facile lorsque nous l'aimons, comme nous aimons le chant des cigales  - contrairement à ceux qui demandent à les éradiquer !

 

Le Mistral fait partie du Sud comme les cigales, les fortes températures, l'huile d'olive dans tous les plats, la convivialité en extérieur qui fait que l'on se lie facilement avec ce que l'on nomme des amis de plage, des pauses "café" qui durent, durent... la croyance ferme que pour nous le Nord commence à Montelimar, (si pour moi je peux même dire Avignon), le fait de ne pas être si pointilleux sur l'heure... un petit décalage ne devient pas une affaire d'Etat, mais le temps n'est pas le même ici, les repas se prennent plus tard, les journées sont plus longues et s’étirent sous les étoiles.

 

Chaque région a ses particularités avec ses bons et moins bons côtés selon son vécu, ses habitudes, ses attentes.

 

L’hiver est doux et ensoleillé, alors les rencontres, les rendez-vous entre amis se font à l'extérieur même en hiver. Ce qui nous donne la réputation d’être superficiels. Entendu encore hier de vacanciers du nord-est. Pourtant en partant le soir, ces touristes et leurs enfants nous ont chaleureusement remercié pour l'accueil et l'ambiance qu'ils ont pu vivre après une journée de plage avec nous.

 

Notre chaleur se développe non au coin du feu, mais sous les rayons du soleil.

 

 

 

 

 

20 juillet 2025

Nuits d’été


 


 

Période faste pour prolonger les journées jusqu'au bout des dernières flammes du soleil.

 

Pouvoir le regarder enfin en face sans risquer de se bruler les yeux.

 

 


Dans le silence, écouter le clapotis de la mer qui vient caresser nos pieds tout en rêvant sous les palmiers.

 

 

 


Un peu plus loin, une autre plage, un autre sable, une autre ambiance qui nous invite à continuer à profiter des belles nuits pour repousser à plus tard le sommeil. Après avoir salué le coucher du Roi Soleil, nous voulons accueillir son Lever.

 

 

 

 

Jusqu'aux dernières lueurs des silhouettes se dessinent sur l'écran grandeur nature.
 

 

 

Se laisser absorber par cette fusion qui semble vouloir se faire entre le soleil plongeant dans la mer. Se laisser engloutir pour mieux renaître.

 


Le petit matin arrivera nous laissant toujours aussi émerveillé ...

 

 

Les nuits d'été me rappellent d'autres nuits d'été connues et aimées sur les mêmes plages que lui…

 

 

"Je regardais la mer qui, à cette heure, se soulevait à peine d'un mouvement épuisé et je rassasiais les deux soifs qu'on ne peut tromper longtemps sans que l'être se dessèche, je veux dire aimer et admirer." Albert Camus

 

3 juillet 2025

Explosions

 

Le printemps comme chaque année, a commencé ses explosions de couleurs et d'effluves jouant avec nos sens qui parfois s'affolent devant tant de parfums et de beautés.

 

 

Comment ne pas s'attarder sur la glycine, qui nous propose de passer sous ses tonnelles qui croulent de lourdes grappes mauves, alors que son puissant parfum nous captive.

 

 

Ses fleurs papillons aiment aussi s'envoler vers un autre bleu, s'enroulant avec agilité dans le vert sombre des ifs austères. Elle joue les ensorceleuses pour tenter d'atteindre l'azur du ciel qui semble attirer la belle.

 

 

La glycine sentant l'été, abandonne le bleu pour se parer d'un vert tendre qui renouvellera encore une fois une plus petite floraison avant de nous donner rendez-vous pour un prochain printemps.

 

 

 

 

Mais le jasmin, lui, restera bien présent pour affronter avec nous l'été. Ce grand sensuel sait nous envouter chaque matin et chaque soirée, nous emportant encore plus vers les parfums du sud. Ses petites étoiles sont si nombreuses et si parfumées qu'elles ne peuvent passer inaperçues. Le jasmin est partout, plus souvent que la glycine même si il semble se faire plus discret côté couleur. Son blanc s'étale et ne peut vraiment passer inaperçu avec un parfum si capiteux !

 

 

Le  jasmin blanc s'associe au bleu pale des Plumbagos du Cap pour une harmonie de couleurs douces, afin d'offrir un écrin aux éclats ardents du roi de la saison. J'ai nommé le Bougainvillier !

 

 

 

Le roi pourpre a annoncé son règne et pas une rue, un mur, un balcon ne sait lui résister.

 

Il s'étale, se met en scène partout où notre regard se pose. Il est prêt à tout couvrir, à grimper, à se lancer dans des escalades de bâtiments, à courir d'un balcon à un autre offrant ses fleurs comme paravent au soleil brûlant, à jouer aux guirlandes de Noël pour enrubanner les arbres. 

 

Il s'évade sans consignes ou sait devenir plus stricte lorsqu'il se fait tailler pour prendre la forme désirée.

 

Le bougainvillier prend le pouvoir et nous sommes heureux d'être gouverné par ce grand généreux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais il est fidèle et sait nous aimer, acceptant de nous servir d'écrin comme ici pour donner encore plus de saveur à une pause café ou déjeuner.

 

S'offrir un arrêt sur le temps entouré de cette magnifique explosion face aux bleus de la mer et du ciel. Comment ne pas se laisser couler dans cet univers de beautés et savourer à grande gorgée d'émotions ces instants si simples et pourtant uniques.

 

 

17 juin 2025

Ailes lumineuses

 

 


Je crois en mon ange gardien 

 

Un parfum me surprend, un nuage s entrouvre et une lumière touche mon cœur, un papillon se pose sur ma main, des oiseaux m’offrent quelques plumes…

 


 

Je me plais à penser qu’il y a des secrets inconnus après la vie qui restent impensables pour certains, et pourtant ressentis pour d'autres.


Parfois lorsque je doute, que la tristesse m’envahit, ou qu'un trop plein de faits mettent mon cœur en danger, j'aime croire en mon ange gardien qui veille sur moi.

 

Etre aimé disparu, ou être ailé, je me confie à lui et nos échanges sans paroles traversent le barrage de l’inconnu.

 

Je suis consciente que je suis la seule à choisir, à décider, à mettre en action ma volonté. L’au-delà ne réglera pas mes problèmes mais m’aidera à trouver les traces qui me serviront de guide.

 


 

Ce protecteur invisible se glisse en moi pour m'apporter du réconfort alors que les actes visibles deviennent insupportables de violences et d’incompréhension.

 

Je rencontre des personnes qui pensent que tout cela n’est que fadaises et se disent imperméables à toutes croyances. Rejetant ce passé révolu et qui pourtant lorsque s’abat sur eux une grande épreuve, je les entends s’écrier « Oh, mon Dieu, non  ! »

 

Prière ? Reste de foi ? Un besoin de croire qui reste toujours en eux ? Simple habitude ? 

 

Alors que le sol qui s’entrouvre sous mes pieds, me fait perdre justement toute notion d’appel à la bonté divine, me jetant dans des abîmes de pertes de repères, d’abattement et de torrents de larmes, je perds le fil qui me relie depuis toujours vers Lui.

 

Si je détourne mon regard vers l’ombre et la noirceur, je m’enfonce dans des tourments qui mettent à rude épreuve mon cœur et mon âme.

 

Abattue, vidée de toute force, je finis toujours par relever mon regard vers le ciel pour parler sans intermédiaire, lui poser encore et toujours ce fameux pourquoi ?

 

Mais je sais que depuis la nuit des temps, la réponse à cette question ne peut venir que de nous. Nous avons en nous le bien et le mal et il nous appartient de savoir interpréter et faire le tri entre la parole et les interprétations. Entre aveuglement et amour. Entre guidances vers la spiritualité et influences néfastes.

 

Alors, je sors de cet état d’inconscience qui m’a fait plonger dans le vide pour respirer l’air pur d’un ciel bleu avec qui je peux renouer le dialogue. 

 


Mes paroles s’envolent, portées par des ailes qui savent se frayer un chemin au travers des nuages. Elles emportent avec elles une partie du poids qui étreint mon cœur. 


 

Mon âme s’éclaircit et reprends son rôle pour aider mon cœur à calmer ses battements désordonnés, à diminuer l’orage qui l’inonde et réussir à renouer avec son messager.

 

 

 

 

Mais je ressens le frôlement de ces ailes bienfaitrices également lorsque la joie m'inonde. Car ces plumes qui  se déposent le long de ma route, savent se montrer généreuses, rayonnantes et sublimes !

 

 

Elles si légères, peuvent me transporter vers des sensations intenses de bonheur. Me mener d'un battement d'ailes vers des amours lumineux, des partages d'allégresse qui me font clamer merci à la vie. 

 

 

Elles ont su me servir de guide pour rencontrer des triples arcs-en-ciel qui m'attiraient vers des horizons surprenants. Me couper le souffle en m'offrant des couchers de soleil dont les flammes m'aspiraient dans un océan rougeoyant qui brule à jamais au fond de mes yeux. Est-ce pour cela sans doute que j'ai toujours en moi cette flamme du désir d'aimer !

 

La chaleur de ce feu m'habite depuis l'enfance de l'agapé ressenti au travers des textes partagés alors, que des nombreuses façons d'aimer rencontrées au cours de la vie. Eros a été généreux avec moi en passant quelquefois, mais en sachant s'ajouter à ce brasier d'amour qui me suit.

 

 

Ce bel intermédiaire qui déploie ses ailes au dessus de moi pour m’apaiser et me montrer la voie ou faire pleuvoir sur moi ses flèches d'allégresse, m'accompagne depuis toujours. C'est mon ami pour la vie.

 

Mon bel ange doit avoir beaucoup de patience et d’amour pour moi car je ne suis pas toujours tendre avec lui, lui faisant des reproches alors qu’il doit lui même avoir des raisons de froncer les yeux bien souvent à mon égard …  

 

Mais il connaît son rôle de guide bienveillant et pardonne mes colères et mes incompréhensions.

 

De fines plumes sont semées ainsi sur ma route, je les effleure d un doigt léger et les remercie par un sourire.

 

4 juin 2025

La guirlande de Julie

 

La Guirlande de Julie composée par le duc de Montausier (1634)

 


Le très beau geste d’un homme amoureux fou de celle qui deviendra (bien plus tard) sa femme.
 

Cette femme, Julie d’Angennes, dite l’incomparable Julie, était la fille aînée du marquis de Rambouillet.

 

 


Julie Luciana D’Angennes

 

 

Sa mère la marquise de Rambouillet recevait tous les grands noms de l’époque qui étaient les habitués de sa Chambre Bleue aux côtés de sa fille, sous le nom de Princesse Julée.

 

 

" Sa « chambre bleue », un bleu rehaussé d’or et d’argent, surprend car la couleur habituelle est alors le rouge ou le fauve (on dit « tanné »), voire le vert foncé. Elle y installe des paravents, ménageant ainsi des endroits plus intimes. Et multiplie les tableaux, bahuts, buffets, cabinets de bois précieux, tables d'ébène, vases et bibelots. On admire fort le lustre de cuivre doré et le lit à colonnes recouvert de satin, bleu évidemment, comme les tentures, rideaux et « meubles » des sièges."(Ecrivaines17et18)

 

 

 

Dans ce salon littéraire le marquis de Montaussier amoureux de Julie D'Angennes fit sa déclaration d'amour sous la forme d’un recueil de poèmes, où chaque fleur symbolise un message d’amour.

 

 

Les plus grands poètes du moment rendent un bel hommage à chaque fleur mise à l’honneur dans ce livre en hommage à Julie.

 

 

 

Julie ne sembla pas indifférente à cette guirlande d'amour. Comprenant au travers du langage des fleurs l'amour fou et sincère de son soupirant.

 

 

"Jamais l'amour n'inventa de galanterie plus ingénieuse ni plus nouvelle que ce bouquet poétique" Fortunée Briquet

 

 

Cette preuve d'amour fleurie avait réussi à émerveiller et convaincre la belle Julie d'accepter d'épouser le duc après tout de même quatorze ans d'attente !

 

 

Un témoignage de la puissance des fleurs que nous transmet cette histoire d'amour pour ceux qui sont sensibles aux émotions que nous transmettent ces belles.

 

 

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  • Plaisir d'écrire et de rêver dans mon monde où les elfes et les fleurs viennent souvent me rendre visite. Montrer que l'on peut voir de la beauté et de l'amour chaque jour de notre vie et qu'il faut en profiter comme si chaque jour était une nouvelle vie
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