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Carte postale du début du XXe siècle

avec la "maison des têtes" en fond

 

Un immeuble de cinq étages du XVIIIe siècle s'élevait devant la Place à l'Huile à Toulon. Des sculptures de bois ornaient les lintaux des fenêtres. Ces sculptures représentant des têtes… les toulonnais prirent l'habitude de la nommer "la maison des Têtes".

Ce bâtiment avec ses 20 têtes sculptées était classé aux Monuments Historiques et faisait partie des édifices renommés de la ville.

Le 14 février 1989, la journée s'étirait en ce début d'après-midi avec le rythme habituel de tout ce monde qui vit et déambule dans ces petites rues en bordure du port de la ville.

Les aiguilles des horloges avaient marqué 14 heures depuis un moment, lorsque 26e minutes plus tard une violente explosion ébranla la ville. 

L'immeuble s'effondrait entraînant avec lui les habitants et les personnes qui travaillaient dans les locaux professionnels.

Le bilan fut lourd avec la mort de 13 personnes et 32 autres blessées plus ou moins grièvement.

La cause de cette catastrophe vous demandez-vous ? 30 ans après nous n'avons pas la réponse !

 

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Il y a eu bien entendu une raison officielle immédiatement : suicide au gaz d'une habitante.

Mais trop d'éléments contradictoires et assez inhabituels pour une explosion au gaz, sans parler que personne ne confirme l'état dépressif de cette personne. 

Familles des victimes et survivants cherchent la vérité et font des enquêtes avec notamment un expert de la police scientifique. La réponse sera des traces de nitrates sur une victime. Métal rare utilisé principalement dans les aéronautiques et aérospatiales……

Malgré la thèse officielle, les salariés GDF arrivés très rapidement pour couper le gaz du quartier, notent qu'il n'y a eu ni incendie, ni flamme, ni fumée et que les ruines sentaient la poudre !!!

Aucune brûlure significative à une explosion au gaz n'a pu être constatée sur les corps également.

Des témoins non loin des lieux disent avoir entendu un sifflement strident avant l'explosion.

L'un des rescapé qui travaillait dans un bureau de l'immeuble, se souvient que sa collègue avait poussé un énorme cri avant l'explosion en regardant par la fenêtre, et sentant instinctivement un danger, il fait un bond vers la porte en se protégeant la tête.

De nombreux témoins qui parlent de ces incohérences n'ont jamais été entendus par la police.

Un autre fait assez surprenant, tous les vêtements des victimes ont disparus. Comment interpréter cela lorsque l'on sait que les vêtements sont justement des éléments importants pour déterminer les causes d'accidents !

Ils auraient été brulés par erreur !!

En examinant les décombres un expert en balistique est venu à la demande d'une chaine journalistique.

Son constat fut : "misille ou attentat tout est possible mais je peux vous certifier que ce n'est pas une explosion au gaz".

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"En 1992, des familles de victimes demandèrent une contre-expertise à Roger Le Breton, médecin légal, concernant l'autopsie de Mme Wazerstein : celui-ci déclare, après lecture des rapports d'autopsie, que la victime est morte d'un « enfoncement thoraco-abdominal », c'est-à-dire écrasée par l'effondrement de l'immeuble et non à cause d'une explosion. Elle présentait des brûlures superficielles et des éraflures aux mains. Roger Le Breton note également que 

« un corps se distingue des autres, celui de M. Taurisano Jean-François » : celui-ci travaillait dans le cabinet de dentiste au premier étage quand l'explosion arriva. Son corps aurait été déchiqueté, le coeur et les viscères « éjectés en bloc ». Ces conclusions ne concordent pas avec une explosion survenue au 3e étage : en effet, vu l'état de sa dépouille, M. Taurisano devait se trouver près du foyer de l'explosion. »"

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Les familles parlent d'un missile fou et les sources officielles du Gouvernement Américain précisent que ce jour là dans la Rade de Marseille avait lieu une opération militaire en collaboration avec la marine française.

L'hypothèse avancée d'un missile échappé au contrôle de l'armée expliquerait toutes les incohérences : le titane dans la blessure, l'état du cadavre cité plus haut qui se trouvait au 1er étage (et non un suicide au 3e étage), le constat des employés GDF, les vêtements brulés…

 

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""En 2014, le journaliste Max Clanet  publie une enquête de 5 ans dans son livre Blessures de Guerre : comment l'explosion de la maison des Têtes de Toulon a été étouffée pour raison d'Etat, préfacé par Patrick Poivre d'Arvor.

Il explique que certaines informations ont depuis été classées définitivement secret Défense, c'est-à-dire qu'elles ne pourront pas être consultées ni divulguées pendant 100 ans. En 2015, Danielle de March-Waller, conseillère municipale d’opposition au moment de l'explosion, demande au président de la république, la levée du «secret défense »""

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Le nouvel immeuble

 

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Photos du net

 

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Un peu de couleur avec cette tulipe pour terminer cette histoire sombre qui restera encore pour longtemps enterrée avec d'autres dossiers secrets de l'Histoire.