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Le mois d'avril se termine en nous offrant son parfum de lilas qui nous rappelle un autre printemps qui avait donné à notre famille le plus beau cadeau qui soit... le premier bébé de notre fratrie. Les vases débordaient de lilas blanc et mauve pour fêter la venue de ce petit ange blond. 

 

Même son prénom parlait de floraison et il lui allait si bien, ELLE qui déjà nous promettait tant de bonheurs.

 

A ma façon je lui parle et lui dis à ELLE, ma nièce tant aimée, tout l'amour qui déborde de notre coeur pour ELLE.

 

ELLE fut une enfant gaie au regard souriant et enjôleur, faisant la joie de toute la famille. De sa nature solaire jaillissait l'amour et notre vie devenait pétillante avec ses baisers qu'ELLE distribuait sans compter.

 

Jeune fille sa beauté devint encore plus éclatante par son amour de la vie qu'ELLE nous  communiquait par ses éclats de rire qui telle une cascade vivifiante nous éclaboussait de sa joie de vivre ! 

 

Telle une eau vive, ELLE se heurtait parfois aux roches aiguisées qui bordent toujours le bord des torrents mais ELLE savait qu'ELLE devait dans ces moments aspirer de grandes goulées d'air frais puis repartir vers sa recherche ...

 

ELLE trouva par deux fois un grand bonheur en donnant à son tour la vie à deux petites pousses aussi aimantes qu'ELLE. Le même besoin d'amour à donner et à recevoir émanent d'eux et par eux nous la retrouvons souvent dans un éclat de rire, d'un regard, d'un geste...

Mais ELLE, nous ne la voyons plus car son soleil s'est éteint nous entraînant dans une nuit plus noire que nous n'aurions jamais pensé pouvoir traverser. Une nuit, qui devait être beaucoup trop obscure, ELLE n'a plus retrouvé le chemin qui mène à la lumière nous laissant tous hébétés et inconsolables.

Une partie de notre coeur s'est arrêtée de battre avec ELLE et celui de ses parents depuis ce jour bat au ralenti, recouvert à jamais d'un voile qui assombrit leur vie.

 

Nous n'entendons plus tes éclats de rire, nous ne voyons plus tes yeux si bleus, mais dans ces moments où nous ne pouvons retenir nos larmes de notre coeur amputé de toi, un léger souffle vient sur notre visage nous faire sentir tes boucles blondes nous effleurer.

Tu seras toujours là, tel un parfum d'amour qui nous entoure et nous te retrouvons au fond de notre coeur prête à nous faire entendre l'écho de ton rire ! 

Tu étais faite pour la joie et l'amour et lorsque je regarde le bleu du ciel j'y vois le reflet de tes yeux.

Ton amour est devenu éternel et de là où tu es tu sais que le nôtre ne te quittera jamais.

Je t'imagine là-haut allongée dans un champ de coquelicots, toi qui aimait tant cette fleur, regardant tes enfants grandir et te ressembler.

 

 

Cela a fait cinq ans la semaine dernière que tu es partie pour un autre ailleurs ....... et dans deux jours nous nous souviendrons de ce jour béni où les lilas avaient embaumé notre vie.

 

PARTIR POUR AILLEURS

 

Souvent j'observe le ciel,

Et j'ai l'impression de l'entendre parler.

Aujourd'hui m'entend-elle,

Elle qui est passée de l'Autre côté ?

Entend-t-elle le bruit des vagues,

Sent-elle la chaleur du soleil,

Et a-t-elle du vague à l'âme ?

Elle qui avait une gaieté sans pareil,

Elle qui s'était engagé sur son dernier chemin,

A-t-elle regardé en arrière,

Ou a-t-elle lutté en vain ?

Faudra-t-il que je passe cet abîme, cette frontière,

Juste pour l'embrasser, la toucher... me rassurer.

Je comprendrais enfin, quel est ce mystère ?

Non, car elle est là, dans mon coeur.

Et c'est le plus beau des cadeaux, qu'elle ait pu me faire.

L'Amour, oui l'Amour que j'ai toujours eu pour ELLE.

 

Ce poème m'avait été adressé par une personne qui avait été touchée par cette disparition. Je n'en connais pas l'auteur mais je me permets de le copier ici.

 

J'ai une pensée toute particulière pour ma soeur et son mari qui vivent chaque jour cette absence.

Ils traversent ce qui est la perte la plus injuste et la plus douloureuse qui soit, celle d'un enfant.

 

 

 

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